13.04.2007
300
Après Sin City, un nouveau roman graphique de Frank Miller est porté à l'écran, en forme de néo-péplum ultra-esthétique.
Réalisé par Zack Snyder, déjà auteur du cultissime Armée des morts la trame nous ramène en 480 av. J.-C. lors de la bataille des Thermopyles. C'est là que le roi Léonidas de Sparte opposa une résistance farouche à la puissante armée des perses de Xerxès Ier. La grandeur de l'affrontement se caractérisa par la différence nette du nombre des deux armées. Près d'un demi-million pour les perses et environ 300 pour les spartiates. La bataille, perdue, fit la gloire de Sparte et de ses valeurs : courage, honneur et sacrifice. Cet épisode héroïque reste encore assez méconnu dans nos contrées car c'est Athènes et ses philosophes qui nous sont restés en héritage. Pour la petite note historique il s'avère que par la suite les cités Grecs alors indépendantes s'unirent donnant de ce fait naissance à la démocratie grâce à l'immense courage des soldats de Sparte.
Mais revenons à l'essence du long métrage en lui-même. L'image qui illumine nos yeux est belle, magnifique à certains moments. Si Snyder a prouvé qu'il était un excellent réalisateur de films d'action, il démontre ici qu'il maîtrise les effets spéciaux et adore les BD de Miller. On y voit des décors criant de vérité et de beauté, des créatures mutantes et des combats à couper le souffle. En effet avec toutes ces flèches, ces lances et ces épées qui volent et tranchent les chairs on ne sait où donner de la tête. A noter aussi, vous l'avez bien compris, que le film est d'une violence importante, eh oui faut pas s'attendre à quelque chose de tout propre à l'écran, c'est tout de même un film dont son intégralité traite d'une bataille qui plus est, fut de source historique extrèmement barbare.
Du côté du contenu si l'on enlève la majestuosité des combats ne vous attendez pas à avoir mal à la tête, ici le cheminement est simple : une menace gronde à l'horizon alors levons une petite armée pour aller massacrer du perse et mourrons dans la fierté d'avoir accompli notre tâche dévolue par les dieux.
En même temps on s'y attendait, déjà que le film frôle le trash si en plus il avait été cérébral le public se serait enfuit alors que là il dépasse les 200 millions de dollars rien qu'aux Etats-Unis.
Pour la direction des acteurs rien à redire, malgré ce qui est dit plus haut ils brillent par leur charisme et ce défilé de guerriers body-buildés n'est pas là pour déplaire à nos yeux, Gerard Butler nous livre d'ailleurs une interprétation pleine de force et de justesse.
Résolument, 300 s'affirme donc comme un genre nouveau mettant en scène une chorégraphie ultra-esthétique au service de la violence et du courage.
300, 2007
de Zack Snyder
avec Gerard Butler, Lena Headey, Rodrigo Santoro...
20:25 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




Commentaires
(Enfin un petit article)
D'accord avec toi pour la puissance du parti-pris esthétique. Par contre tu oublies de soulever le propos quasi-fasciste du film (par contre les critiques d'homophobie et de rascisme me passent au dessus de la tete...) Mais j'ai un peu peur qu'on assiste a l'émergence d'un nouveau style cinématographique: le film bête et méchant qui s'assume. Dans le mauvais sens du terme
Ecrit par : couille | 18.04.2007
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